Près de dix millions de masques achetés par la Défense durant la première vague n’ont pas encore été distribués

10/02/2021, 17:25
Belgische militairen met een mondmasker
© Defensie
Shares108

Quelque dix des quinze millions de masques buccaux en tissu commandés l’an dernier par le ministère de la Défense au profit de la population lors de la première phase de la pandémie n’ont pas été distribués, a admis mercredi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, en défendant une nouvelle fois la régularité de cet achat.

“Les pharmacies disposent actuellement d’un stock de quelque 3 millions de masques, qui peuvent toujours être distribués à la population. Il en reste encore un peu moins de sept millions à la caserne de Peutie” à Vilvorde, a-t-elle affirmé en commission de la défense de la Chambre en réponse à des questions des députés Michael Freilich (N-VA), Guillaume Defossé (Ecolo) et Steven Creyelman (VB).

“Pour le moment, nous maintenons nos contacts avec les membres des différents gouvernements afin d’examiner le besoin de chacun”, a ajouté Mme Dedonder (PS).

“Je suis convaincu que les masques continuent de contribuer à notre lutte contre la pandémie à ce jour”, a encore dit la ministre.

La Défense avait été chargée en avril dernier par le gouvernement de l’époque de commander en urgence, dans une période de pénurie, des masques buccaux pour une distribution gratuite à la population afin de lutter contre la propagation du coronavirus.

La Direction générale des Ressources matérielles (DGMR) de la Défense, avait scindé cette commande en deux: quinze millions auprès la société luxembourgeoise Avrox – qui les avait livré avec retard – pour un montant de 37,5 millions d’euros hors TVA (à 2,5 euros pièce, livraison comprise) et trois millions auprès de la firme gantoise Tweeds & Cotton, qui les avait pour sa part fourni dans les délais prévus.

Mme Dedonder a rappelé que Avrox avait été pénalisée par des intérêts de retards, d’un montant de 5,5 millions d’euros et que la TVA à 6% sur cet achat – soit 2,25 millions d’euros – avait été payée à l’administration de la TVA, c’est à dire à l’Etat belge.

Source: Belga