Maltraitances à l’armée: dix incidents recensés au centre commando de Marche-les-Dames

1/09/2020, 16:02
© Defensie
Shares320

Dix cas d’«incidents» avérés impliquant parfois des recrues du centre d’entraînement de commandos de Marche-les-Dames (Namur) et étalés sur une période de cinq ans ont fait l’objet d’une enquête interne à la Défense – et parfois judiciaire -, a indiqué mardi la hiérarchie militaire en présence du ministre de la Défense, Philippe Goffin.

Ces cas de maltraitance au sein de ce centre, qui forme les futurs para-commandos belges, avaient été révélés le 9 juillet dernier par le journal ‘De Morgen’. Il s’agit notamment de coups portés par des instructeurs à des recrues, au quartier ou lors de bivouacs.

Ils sont tous «avérés», ont admis mardi le patron du Spécial Operations Regiment (SOR, qui chapeaute les unités para-commando et le groupe des forces spéciales), le colonel Tom Bilo, et le responsable de l’enquête au sein de l’Inspectorat général (IG) de la Défense, le lieutenant-colonel Olivier Suy.

M. Goffin (MR) avait ordonné cette enquête le 15 juillet et elle s’est conclue par le dépôt d’un rapport le 24 août.

«Pour tous les faits cités dans l’article du Morgen, on a pu vérifier qu’effectivement ils sont avérés», a souligné le lieutenant-colonel Suy, qui a mené cette enquête interne.

Il a toutefois souligné que la nature «tellement différente» de ces dix «événements» ne révélait pas de «dysfonctionnement structurel» au sein du centre d’entraînement de Marche-les-Dames, une unité qui compte quelque 140 militaires – soit une vingtaine de moins que prévu.

L’officier a évoqué des «événements ad hoc qui se sont produits sur une période de cinq ans», de 2015 à 2020.

«Pour tous ces incidents, le commandement du centre d’entraînement était au courant» et «a chaque fois communiqué de façon transparente avec la hiérarchie supérieure», c’est à dire le quartier général du SOR, a ajouté l’enquêteur. Il a exclu toute intention de «camoufler quoi que ce soit».

Source: Belga