Le « plan de campagne » anti-EI approuvé, la Belgique pourrait envoyer des F16

11/02/2016, 09:44
Un F-16 belge

Une cinquantaine de pays de la coalition internationale contre le groupe djihadiste État islamique (EI) ont approuvé jeudi le «plan de campagne» présenté par les États-Unis pour «détruire» ce mouvement terroriste.

Les ministres de la Défense de ces pays, réunis pour la première fois à Bruxelles, ont apporté un «soutien unanime» au plan de campagne élaboré par les stratèges américains et au concept d’opération qui en découle, a affirmé le chef du Pentagone à la presse.

«Cette réunion ministérielle marque le début d’une nouvelle étape dans la campagne de la coalition pour vaincre l’EI», avait-il auparavant déclaré devant ses homologues de 49 pays, dont l’Irak et l’Arabie saoudite.

Cette coalition avait été mise sur pied par Washington en septembre après une offensive éclair des djihadistes en Irak, qui s’étaient emparés de pans entiers du territoire irakien et menaçaient Bagdad.

Les États-Unis demandent désormais à leurs partenaires de contribuer davantage en armements, équipements, troupes et contributions financières, pour mettre en œuvre ce «plan de campagne militaire» de la coalition, qui vise en premier lieu à «reconquérir» Mossoul, deuxième ville d’Irak, et le fief syrien de l’EI, Raqa, a expliqué M. Carter.

Selon lui, l’Otan «explore la possibilité» de rejoindre la coalition en tant qu’organisation.

La Belgique n’a pas (encore) reçu de demande US pour intervenir en Syrie

Les États-Unis n’ont pas (encore) adressé à la Belgique de demande pour une extension à la Syrie de la mission de ses avions de combat F-16 lorsqu’ils reprendront début juillet leur participation à la campagne aérienne menée par la coalition qui combat le groupe terroriste État islamique (EI), a indiqué jeudi le ministre de la Défense, Steven Vandeput.

Mais cette requête devrait venir, a-t-il prédit devant quelques journalistes à l’issue de la première réunion, à Bruxelles, d’une cinquantaine de ministres de la Défense des pays appartenant à la coalition dirigée par les États-Unis.

«J’estime que cette demande va venir. Quand elle sera là, nous regarderons au sein du gouvernement quelles sont les options», a ajouté M. Vandeput.

La Belgique a participé durant neuf mois, d’octobre 2014 à fin juin 2015 à la campagne de bombardements d’objectifs de l’EI (ou Daech, selon son acronyme en arabe) mais uniquement en Irak, avant de rapatrier ses F-16, essentiellement pour des raisons budgétaires. Mais elle a maintenu une trentaine de militaires sur la base aérienne d’Azraq (centre-est de la Jordanie) pour assurer la protection d’un contingent néerlandais.

Mais la mission de bombardements, désormais assurée en alternance avec les Pays-Bas, doit reprendre en principe début juillet, au départ de la même base.

Et le gouvernement de La Haye a reçu mercredi le soutien de son parlement pour étendre les opérations anti-Daech à la Syrie voisine.

Source: Belga