Le nombre de sauvetages effectués l’an dernier par les NH90 militaires a fortement reculé

14/05/2021, 16:58
Een Belgische NH-90 NFH reddingshelikopter aan de Belgische kust
© Defensie - Decloedt

Les hélicoptères NH90 de la 40e escadrille de la composante Air ont effectué en 2020 nettement moins d’opérations de sauvetage – principalement en mer – que l’année précédente, a indiqué vendredi le député Jasper Pillen (Open Vld), citant des chiffres obtenus auprès de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) et en plaidant pour l’achat d’appareils supplémentaires.

La Défense dispose de quatre hélicoptères NH90 Caïman en version navale (NFH), basés à Coxyde (Flandre occidentale). Un appareil est prêt à décoller 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour effectuer des missions SAR (Search and Rescue, recherche et sauvetage, principalement en mer). Ces hélicoptères doivent aussi armer les frégates de la Marine pour des missions maritimes (MAR) et à terme la lutte anti-sous-marine.

L’an dernier, ces appareils ont effectué nettement moins d’interventions qu’en 2019 – 41 contre 66. Le nombre d’appels a reculé, de 90 à 54, tout comme le nombre de personnes secourues, de 28 à 16, a indiqué M. Pillen dans un communiqué.

Ce recul est dû, selon le député libéral, au coronavirus qui a fait que les déplacements de personnes se sont réduits et que des situations dangereuses ont ainsi été évitées.

M. Pillen estime toutefois que le nombre d’interventions augmentera pour retrouver le niveau antérieur avec le retour à une « vie normale ».

Les quatre NH90 ne seront peut-être pas suffisants pour assurer simultanément les missions SAR et MAR, a-t-il prévenu. D’autant plus que la 40e escadrille doit retirer début juillet les deux derniers hélicoptères Alouette III en service depuis 50 ans.

« En raison du retrait de l’Alouette III (…), un NH90 partira en mission à bord de nos frégates pendant des mois. Il faut compter sur le fait que ces appareils sont bien sûr régulièrement en maintenance, et donc il ne faudra pas grand-chose qui tourne mal pour mettre en péril les missions de sauvetage. En fait, quatre hélicoptères de ce type ne suffisent tout simplement pas pour (assurer) toutes les missions », a souligné M. Pillen.

Selon lui, la Défense doit étudier s’il n’est pas nécessaire d’acheter des NH90 supplémentaires ou d’utiliser des appareils meilleur marché pour les missions à bord des frégates. Des drones doivent également jouer un rôle plus important en mer du Nord, a-t-il dit.

Source: Belga