La frégate Léopold 1, l’un des fleurons de la Marine mais dans l’attente d’un remplacement

21/02/2021, 11:35
F930 Leopold I - Fregat
© La Défense
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La frégate Léopold 1, qui a appareillé jeudi pour une mission de trois mois d’escorte du porte-avions français Charles de Gaulle, est l’un des deux navires de cette classe de la Marine. Tous deux ont été rachetés d’occasion aux Pays-Bas en décembre 2005.

Construites dans les années 90, ces «M-fregatten» (pour multifonctionnelles) sont des navires mesurant 123,7 mètres de long, avec un déplacement de 3.320 tonnes. Elles sont notamment équipées d’un canon de 76 mm, de missiles mer-mer Harpoon et anti-aériens Sea Sparrow, de torpilles et d’un canon à tir rapide Goalkeeper destiné à contrer les missiles anti-navires.

Elles sont servies par un équipage d’environ 170 personnes et peuvent embarquer un hélicoptère Alouette III – en attendant que le nouveau NH90 Caïman soit pleinement opérationnel – opérant depuis le pont d’envol arrière.

Les deux «M-fregatten», le F930 Leopold 1 et le F931 Louise-Marie, ont été rachetées aux Pays-Bas en décembre 2005 pour 230 millions d’euros, un montant qui couvrait leur achat, celui d’un lot de pièces de rechange et de munitions, la documentation technique, l’entretien planifié de l’un des deux navires et la modification du pont d’envol («deck») pour pouvoir embarquer un NH90.

Le Leopold 1 (l’ex F-827 Karel Doorman de la marine néerlandaise) a été livré en mars 2007 et déclaré opérationnel l’année suivante. Il a effectué entre le 1er mars et le 31 mai 2008 sa première mission en assurant le commandement du volet naval de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) en Méditerranée orientale.

Le Louise-Marie (F829 Willem van der Zaan sous pavillon néerlandais) a pour sa part été livré en avril 2008. La frégate a été déclarée pleinement opérationnelle en mai 2008.

Ces navires vieillissants en dépit d’une modernisation à mi-vie – ils sont entrés en service dans les années ‘90, doivent être remplacés par deux nouvelles frégates multirôles plus grosses (133 mètres de long avec un déplacement de 5.700 tonnes) dans le cadre d’un programme mené en collaboration avec les Pays-Bas, qui en assurent la direction.

La mise en service de la première de cette «Anti-Submarine Warfare Frigate» (ASWF, en français frégates de guerre anti-sous-marine) est prévue à partir de 2027 et la part belge dans ce projet s’élève à plus d’un milliard d’euros.

Pour rester dans le budget prévu, les deux navires belges seront, du moins initialement, moins bien équipés que leurs homologues néerlandais, a récemment révélé la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder. Ils ne seront armés que d’un seul système de tir vertical de missiles VLS Mk 41 capables de tirer différents types de missiles anti-aériens, anti-navires voire de croisière – contrairement aux frégates néerlandaises qui en possèderont deux.

Source: Belga