La criminalité chute depuis un mois, grâce à la présence policière et militaire dans nos rues

14/12/2015, 12:03
Soldaten in metro en treinstation

Si les policiers et militaires sont actuellement dans nos rues, c’est surtout pour être à l’affût de tout comportement suspect, et pour pouvoir agir en cas d’attaque. Mais leur présence a également un effet dissuasif indéniable. Pour preuve, Liège remarque une diminution de sa criminalité depuis un mois. Le phénomène s’étend aussi à d’autres zones, pourtant moins « à risque ». Mais cette configuration ne sera pas tenable bien longtemps…

Il y a tout juste un mois, le monde entier se réveillait avec une atroce gueule de bois. La veille, plusieurs sites parisiens avaient été pris d’assaut par trois commandos terroristes, qui ont ainsi répandu la terreur, faisant 130 morts et 352 blessés. Quelques jours plus tard, l’OCAM (Organe de coordination pour l’analyse de la menace) relevait le niveau de 2 à 3 partout en Belgique, et donc notamment à Liège, dans le cadre des grands rassemblements (manifestations, matchs de foot, centres commerciaux, etc).

Cette disposition a eu pour conséquence une ambiance plus sécuritaire en Cité Ardente. Et quand il y a « plus de bleus dans les rues », ça porte évidemment ses fruits. À Liège, mais aussi à Ans/Saint-Nicolas, on remarque une diminution de la criminalité. « Nous notons une chute vertigineuse allant de 20 à 30 % du nombre de faits », analyse-t-on à la zone ansoise et saint-niclausienne.

Cette diminution de la criminalité est la preuve – s’il en fallait encore une – qu’une présence policière accrue est une des solutions pour endiguer certains phénomènes. Mais cette présence a un prix. «On ne peut que se féliciter de cette diminution», commente Fabrice Discry, Président provincial du SNPS, le syndicat de la police. « Mais cette présence coûte très cher. Il faudra payer les heures supplémentaires des agents, qui devront également prendre leurs récupérations. Pour moi, la solution reste l’engagement d’effectifs. »

Notons enfin que si certaines problématiques sont en baisse, ce n’est évidemment pas le cas des dossiers « terrorisme ». Du côté du parquet de Liège, les magistrats qui ont en charge cette matière sensible croulent sous les informations à traite…