La Belgique quittera l’Afghanistan avec ses alliés, d’ici «trois à quatre mois»

14/04/2021, 22:33
Belgische militair in Afghanistan
© Defensie
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Les pays de l’OTAN ont convenu mercredi de procéder à un retrait ordonné de leurs troupes en Afghanistan – près de 10.000 hommes et femmes -, après la décision prise par le président américain Joe Biden de «mettre fin à la plus longue guerre de l’Amérique» et de rapatrier ses derniers soldats d’ici le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 qui avait provoqué l’intervention des Etats-Unis.

Cette décision a été discutée par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des trente pays alliés réunis par vidéo-conférence, sous la houlette du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, et du «patron» du Pentagone, Lloyd Austin, qui étaient pour leur part physiquement présents au siège bruxellois de l’Alliance.

«Cela faisait suite à l’engagement pris le mois dernier par M. Blinken de consulter étroitement les alliés» des Etats-Unis sur les décisions de politique étrangère de l’administration Biden, a commenté la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès.

«Nous sommes arrivés ensemble (en Afghanistan), nous avons ajusté (le niveau des forces militaires) ensemble et nous partirons ensemble», a indiqué la cheffe de la diplomatie belge à l’agence Belga, rappelant que toutes ces décisions avaient été prises collectivement.

Elle a assuré que le retrait des troupes engagées dans la mission «Resolute Support» (RSM) de l’Otan ne signifiait pas un abandon de l’Afghanistan. Il faudra «continuer à investir dans la sécurité et le contre-terrorisme et au profit de la population afghane, et en particulier des femmes et des enfants», a souligné Mme Wilmès.

La mission de formation,de conseil et d’assistance aux forces de sécurité afghanes, baptisée Resolute Support (RSM), compte quelque 9.600 militaires de 36 pays, dont une septantaine de Belges déployés dans le nord du pays, sous commandement allemand.

La ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, devra pour sa part se concerter avec son homologue allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer, pour que le retrait du contingent belge se déroule dans de bonnes conditions.

Selon Mme Dedonder, les opérations de redéploiement devraient prendre «de trois à quatre mois», ce qui permet un retrait «dans le délai convenu» mercredi entre alliés.