D’anciens para-commandos citent l’Etat en justice pour une statue du Musée royal d’Afrique centrale

6/01/2021, 13:53
Afrikamuseum
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Les avocats de quatre associations représentant d’anciens para-commandos et officiers ayant servi en Afrique ont signifié une citation à comparaître à deux membres du gouvernement fédéral dans l’espoir de faire condamner l’Etat fédéral à supprimer une référence portant, selon eux, atteinte à leur honneur et figurant sur l’une des sculptures exposées au Musée royal d’Afrique centrale (MRAC, alias AfricaMuseum) à Tervuren.

Cette citation à comparaître devant le tribunal de première instance francophone de Bruxelles a été signifiée aux cabinets du ministre du Travail et de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne (PS), compétent pour la Politique scientifique, ainsi que du secrétaire d’Etat Thomas Dermine (PS), qui a la Politique scientifique dans ses attributions, ont expliqué les avocats Aymeric de Lamotte et Didier Bracke dans un communiqué.

Cette démarche fait suite au refus du Musée de modifier le cartel (la notice explicative de cette sculpture, «La Belgique apportant la sécurité au Congo» d’Arsène Matton représentant la Belgique protégeant dans les plis de son drapeau un homme et un enfant endormi.

Une image superposée à la statue représente un militaire en arme et est explicitée par le texte «Un para-commando belge à Stanleyville en 1964, lors de l’écrasement des rebelles Simba. L’indépendance formelle du Congo en 1960 est loin d’avoir sonné le glas des interventions étrangères».

C’est cette phrase qui paraît «particulièrement tendancieuse et offusquante» aux anciens para-commandos.

Source: Belga