La composante médicale se restructure et créé un bataillon de 330 militaires

05.10.2019 0 660

Des Éléments médicaux d’Intervention militaires belge
la Défense

Ce changement est présenté par la Défense comme «la première étape de la transformation» de cette composante pour l’adapter à la «vision stratégique» définie par le gouvernement sortant.

La composante médicale, la plus petite des quatre qui composent les Forces armées, s’est dotée d’un bataillon médical, issu de la fusion de deux plus petites unités, les 1er et 4e Éléments médicaux d’Intervention (EMI).

La création du 14e bataillon médical, qui remonte en fait au mois de novembre dernier, a été officialisée lundi, lors d’une cérémonie militaire organisée à Lombardsijde (Flandre occidentale), a indiqué le ministère de la Défense sur son site internet.

Le 1er EMI est caserné à Lombardsijde et le 4e à Peutie (Vilvorde).

«Cette fusion est l’une des conséquences directes de la nécessité de réorganiser les moyens dans la structure actuelle de la composante médicale et de la Défense dans un cadre plus général», a expliqué le département sur son site.

330 militaires dans 16 quartiers différents

Avec la mise en place de ce bataillon, la composante médicale franchit une première grande étape dans le cadre de la «vision stratégique» adoptée par le gouvernement Michel en juin 2016 et qui fixe les contours de la Défense belge à l’horizon 2030, selon son commandant, le médecin général-major Pierre Neirinckx.

Cette unité compte 330 hommes et femmes répartis dans seize quartiers différents répartis sur tout le territoire belge, avec un état-major installé à Peutie et placé sous les ordres du lieutenant-colonel Pierre Rennotte. Sa tâche principale est de fournir un appui médical aux composantes Air – avec les aspects spécifiques des évacuations médicales aériennes – et marine ainsi que le «Special Operations Regiment» (SOR), qui chapeaute les unités para-commandos belges et le groupe des Forces spéciales (SFG).

Des effectifs revus à la hausse

Certains de ses membres sont en mission à l’étranger au Niger, en Afghanistan, en Lituanie et au Burkina Faso.

Dans le cadre de la vision stratégique, la composante médicale doit subir une restructuration et voir ses effectifs augmenter à 1 755 équivalents temps plein (ETP), ce qui la fera passer de 5,4% à 7% des effectifs globaux de la Défense à l’horizon 2030 – soit 25 000 ETP. Cette restructuration comprend notamment la spécialisation des unités médicales.