Un francophone à la tête des forces spéciales belges

07.08.2019 0 1264

Les forces spéciales ont un nouveau patron, le lieutenant-colonel Raphaël Bechet.

Le groupe des forces spéciales (SFG), une petite unité d’élite de l’armée belge, s’est, conformément à ses traditions, doté dans la plus grande discrétion d’un nouveau chef de corps, a-t-on appris mercredi de sources militaires.

Le lieutenant-colonel Raphaël Bechet, un para-commando ingénieur francophone, a été investi le 12 juillet dans cette fonction lors d’une cérémonie organisée à Heverlee (près de Louvain), la caserne qui abrite notamment le SFG. Il a succédé au lieutenant-colonel Etienne Schmitz, qui a occupé cette fonction durant plus de deux ans et demi et est devenu «officier de liaison» auprès de l’état-major des Armées (EMA) françaises à Paris.

Aucune annonce de ce changement de commandement n’a été diffusée par la Défense, qui avait pourtant fait mention en décembre 2016 de l’arrivée du lieutenant-colonel Schmitz à la tête du SFG, en présence à l’époque du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

«Pour garantir le secret des forces spéciales, la reprise de commandement n’était évidemment pas ouverte au grand public», avait précisé l’armée sur son site internet.

Quant au site du SFG, il n’a pas été adapté depuis le 12 juillet et présente toujours Etienne Schmitz comme étant le commandant…

Le SFG, unité discrète par excellence mais en manque d’effectifs, a entre-temps été le sujet d’une série de six reportages télévisés diffusée par la chaîne privée flamande VTM. L’un d’eux évoquait une intervention en Côte d’Ivoire, même si le pays n’est pas cité nommément — pour protéger l’ambassade de Belgique à Abidjan lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

Le SFG compte officieusement quelque 130 personnes, dont un certain nombre — confidentiel — de membres pleinement opérationnels, pour la plupart issus des unités para-commandos.

Cette petite unité, dont de nombreux membres ont été engagés en Irak entre janvier 2015 et fin novembre 2018 dans le cadre de l’opération «Inherent Resolve» (OIR, menée par la coalition anti-Etat islamique dirigée par les Etats-Unis), est désormais intégrée au sein du «Special Operations Regiment». Le SOR chapeaute également les unités para-commandos de l’armée belge.