L’armée belge se dote de «micro-drones»

13.03.2019 0 90

L’armée belge se dote de «micro-drones»

L’armée a en effet entamé l’achat auprès d’une société anversoise de «micro-UAS» (pour «Unmanned Aircraft Systems») d’origine commerciale de trois catégories, destinés à être des «jumelles aériennes» pour les troupes au sol en vertu d’une étude conceptuelle de quatre ans (2018-2021) qui pourrait concerner plusieurs dizaines – voire davantage – d’engins de tailles et de performances différentes.

Les forces armées disposent déjà de deux types de drones.

Les plus légers, en service à huit exemplaires au sein de la composante Terre, sont des «mini-UAS» de type RQ-11 Raven, des engins d’observation de construction américaine, d’une envergure de 1,37 m et pesant 1,9 kg avec leur charge utile. Lancés à la main et propulsés ensuite par un moteur électrique, ils sont capables de voler à une distance allant de 10 à 25 kms, avec une autonomie d’une à trois heures.

Des Raven du bataillon Istar (pour «Intelligence, Surveillance, Target Acquisition et Reconnaissance») de Heverlee, sont déployés au sein de deux pelotons multi-senseurs d’une quarantaine de militaires au Mali et en Afghanistan.

Le groupe des forces spéciales (SFG), lui aussi caserné à Hervelee, a pour sa part obtenu en prêt de la part de l’armée américaine le «grand frère» du Raven, le RQ-20 Puma, à l’occasion de sa mission de formation des forces de sécurité locales en Irak qui s’est terminée à la fin de l’an dernier.

Ces appareils, qui ont été restitués aux États-Unis, mesurent 1,4 m de long pour une envergure de 2,8 m. Eux aussi lancés à la main, ils sont dotés d’une caméra à la fois électro-optique (EO) et infrarouge (IR) et peuvent fournir des images en temps réel dans un rayon de 20 km.

La composante Air dispose pour sa part d’une dizaine de B-Hunter de conception israélienne – des «Unmanned Aerial Vehicles» (UAV) considérés comme entrant dans la catégorie «intermédaire» – survivants, d’une commande de dix-huit passées en 1998.

En service depuis 2002 et utilisés par le 80ème squadron (escadrille) de Florennes, ces engins en fin de vie sont capables de voler durant dix heures et de fournir des images en direct aux responsables militaires et aux autorités civiles, que se soit en appui à des opérations terrestres ou en cas de catastrophe.

Ils seront remplacés par deux systèmes de drones Male (Medium Altitude, Long Endurance) – soit quatre appareils – de type MQ-9B Sky Guardian de la firme américaine General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI), avec des livraisons prévues entre 2022 et 2024.

Ces dérivés du Predator et du Reaper, utilisés en grand nombre par les forces américaines dans leur traque des réseaux terroristes et par plusieurs armées européennes, seront susceptibles d’être armés de bombes et/ou de missiles, «moyennant une décision gouvernementale».

La Belgique est enfin en passe de rejoindre le programme «Alliance Ground Surveillance» (AGS) de l’OTAN, qui utilisera cinq «gros» drones RQ-4 Global Hawk Hale (Haute Altitude Longue Endurance) au départ de la base aéronavale de Sigonella (Sicile) en y affectant à terme une douzaine de personnes. Ces très gros engins, d’une envergure de près de 40 mètres – comparable à celle d’un avion de ligne – sont capables de voler à 60.000 pieds (20 kms) d’altitude pendant près de 40 heures.