Un quart des militaires n’a pas présenté les tests physiques statutaires

25.02.2020 0 554

Un quart des militaires n’a pas présenté les tests physiques statutaires
Défense - Braekevelt

Un quart des militaires n’a pas présenté, pour des raisons diverses, les tests physiques militaires annuels – en principe obligatoires –, au risque à terme d’être remerciés par la Défense, indiquent des chiffres fournis par l’état-major et relayés mardi par un syndicat militaire.

La situation pourrait s’avérer « problématique » pour 3.907 militaires (sur 25.853, soit 17,56 % de la population concernée) qui n’ont pas effectué ces tests PhEF (« Physical Evaluation Fitness ») ou n’ont pas réussi ces épreuves, a indiqué le délégué permanent du président du Syndicat libre de la Fonction publique (SLFP) – qui se présente comme le « plus grand syndicat de la Défense » –, Dimitry Modaert, à l’agence Belga.

À ce pourcentage s’ajoutent les 1.698 militaires (7,63 % du total) exemptés médicalement de ces tests et pour lesquels aucune garantie de conserver leur emploi à terme n’existe, selon le SLFP.

Les épreuves PhEF – qui ont remplacée les TMAP (Tests médicaux d’aptitude physique) – visent à évaluer l’aptitude physique de base, en tenant compte de l’âge et du sexe du candidat. Elles se composent d’une course à pied de 2.400 m et d’une épreuve anaérobie, une évaluation de la stabilité du tronc. Les plus de 50 ans en sont ainsi dispensés.

Mais des échecs successifs ou des non-présentations à répétition peuvent mener à une radiation, en vertu de la loi régissant le statut des militaires entrée en vigueur le 1er janvier 2014 (appelée G1 en jargon). Cette loi introduit en effet un triple système d’aptitude statutaire : professionnelle, médicale et physique – avec l’obligation de réussir les PhEF. Elle prévoit aussi des mesures transitoires pour les plus de 45 ans ou les militaires ayant plus de 25 ans de service.

Selon M. Modaert, les chiffres fournis par l’état-major de la Défense révèlent aussi une augmentation du nombre de militaires qui doivent les effectuer obligatoirement en raison d’une baisse de la moyenne d’âge et donc moins d’exemptions dues à l’âge à 50 ans.